A travers les forêts suisses grâce à l'IFN

 


Bonjour, nous sommes l'avenir, la génération de demain. Notre institutrice vient de nous montrer une pépinière. C'est complètement différent : les jeunes arbres y sont clôturés et alignés comme des soldats.
Les pépinières sont-elles vraiment nécessaires? La forêt ne peut-elle pas se régénérer d'elle-même
?

 

La jeune forêt porteuse d'avenir



Recrû naturel de hêtres. En Suisse, la régénération de la forêt se fait généralement sur de petites surfaces. Les coupes rases qui créent des conditions écologiques semblables à celle d'un terrain ouvert sont interdites (Loi sur les forêts).

Davantage de nature en jeu

L'économie forestière suisse a le renom international de pratiquer une sylviculture proche de la nature. 82% des peuplements en cours de régénération sont aujourd'hui des rajeunissements naturels. La plantation se pratique de moins en moins depuis dix ans. En général, on n'utilise ce moyen que si le rajeunissement naturel ou les essences désirées font défaut.

Les bourgeons de frêne, d'érable et de sapin sont très prisés par le gibier. Or seuls 5% des recrûs et des fourrés sont clôturés afin de les protéger contre l'abroutissement (dégât observé sur les jeunes plantes et attribué aux ongulés sauvages qui broutent les bourgeons ou les jeunes rameaux). Dans les zones inférieures, le frêne et l'érable sont si abondants qu'ils ne sont guère mis danger, contrairement au sapin. En montagne, la situation est critique pour l'érable et le sapin car il est très difficile d'y installer des clôtures pour protéger les rajeunissements éparpillés et le gibier y exerce un impact considérable.

 


Cartes:


Taux d'abroutissement du sapin

Taux d'abroutissement de l'épicéa

Taux d'abroutissement de l'érable

Taux d'abroutissement du frêne

 

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